Tableau électrique et coffret de communication : voyez plus large
Quand l’électricien pose le tableau, il le dimensionne pour la maison qu’il a devant lui. Sauf que votre maison ne va pas vivre comme une résidence principale : elle va accueillir des groupes, tourner toute l’année, et accumuler au fil du temps des équipements qui n’existent pas encore aujourd’hui.
D’où une consigne simple, pour les deux coffrets : voyez plus large que le nécessaire.
Le tableau électrique : comptez en places libres
Dans un logement loué, les consommations se cumulent au même moment. Le soir, huit personnes sont présentes, la machine et le sèche-linge tournent après le ménage, l’eau chaude chauffe, la pompe de la piscine filtre, une voiture se recharge dans la cour. Une maison de famille ne fait jamais tout cela en même temps ; la vôtre, si.
Deux points à régler avec votre électricien :
• La puissance souscrite. Mieux vaut la revoir à la hausse dès le départ que de faire disjoncter le logement pendant un séjour. C’est un simple appel à votre fournisseur, mais l’installation doit pouvoir suivre.
• Le nombre de rangées disponibles. C’est le point que l’on oublie toujours. Demandez un tableau qui laisse au moins un tiers de places libres après l’installation. Ajouter un circuit plus tard devient alors une intervention de quelques minutes, au lieu d’un remplacement complet du coffret.
Prévoyez aussi des circuits dédiés, chacun sur sa propre protection : la buanderie, l’extérieur, la future borne de recharge et la future piscine. Un circuit dédié, c’est un problème qui reste local : si un équipement disjoncte, le reste du logement continue de fonctionner et vos voyageurs ne se retrouvent pas dans le noir.
Le coffret de communication : le vrai oublié du chantier
À côté du tableau électrique se trouve un second coffret, beaucoup plus discret : celui du réseau. C’est là qu’arrive la fibre et c’est de là que partent tous les câbles réseau de la maison. Et c’est presque toujours lui que l’on sous-dimensionne.
La raison est simple. La box posée dans un coin du rez-de-chaussée ne couvrira jamais correctement une maison de quatre ou cinq chambres. Les murs épais, les étages, les cloisons : le signal s’épuise, et les chambres du fond captent mal. Or une mauvaise connexion est l’un des premiers motifs de mauvais commentaire en location.
La seule solution propre consiste à installer une ou deux bornes wifi supplémentaires, en hauteur, à l’étage et au bout de la maison. Et une borne wifi se relie par un câble réseau. Ce câble doit passer quelque part.
Ce qu’il faut demander pendant que les cloisons sont ouvertes :
• Un coffret de communication large, avec de la place libre pour ajouter des prises plus tard.
• Des gaines partant du coffret vers les points stratégiques : palier de l’étage, couloir du fond, salon, et le futur espace de travail si vous en prévoyez un.
• Une prise réseau à chacun de ces points, même si vous n’y branchez rien aujourd’hui.
• Une prise électrique juste à côté de chaque prise réseau, pour alimenter la borne wifi le jour où vous la poserez.
Le coût pendant le chantier se compte en dizaines d’euros de gaine et de câble. Après, il faut choisir entre casser ou se rabattre sur des répéteurs qui déçoivent presque toujours.
Ce que vous y gagnez :
• Un logement qui absorbe sans broncher un groupe complet et tous ses appareils.
• Un wifi solide dans chaque chambre, y compris les plus éloignées.
• La possibilité d’ajouter un équipement des années plus tard sans rouvrir un mur.
• Une installation prête pour la borne de recharge, la piscine et la domotique, sans travaux supplémentaires.
📌 Le bon réflexe : photographiez le tableau et le coffret grands ouverts avant la pose des capots. Le jour où il faudra ajouter un circuit, vous saurez déjà ce qui passe où — et votre électricien aussi.
👉 En résumé : un tableau avec des places libres et un coffret de communication large ne coûtent presque rien de plus pendant le chantier. Ils vous évitent de rouvrir les murs à chaque équipement ajouté ensuite.
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